COMMENT J'EN SUIS ARRIVÉE AU PARDON : SIMONE EHIVET GBAGBO TÉMOIGNE A l’ÉGLISE EPHRATA

"Frères et sœurs je vous remercie pour l’accueil que vous m’avez réservé. Mais acclamons notre Dieu. Acclamons notre Dieu parce que… Je vous assure, je vous assure que notre Dieu mérite d’être acclamé. C’est un Dieu vivant. C’est un Dieu puissant. C’est un dieu merveilleux. C’est un Dieu fidèle. Asseyons nous maintenant.



Je viens de 7 années de réclusion. Mais ça été 7 années de retraite, 7 années de tête à tête avec mon Dieu. Pendant ces 7 années là, mon dieu ma démontré d’abord qu’Il est un Dieu fidèle. Il m’a démontré que, quand on dit fidélité, ça doit signifier quelque chose. Il y a deux façons. Notre Dieu, Il peut nous demander à nous de Lui démontrer notre fidélité à Lui. Et Il y tient. Il dit de ne pas aller adorer d’autres fétiches, d’autres Dieux. C’est Lui qui est le véritable Dieu. Mais pendant les 7 années, ce n’est pas ça qu’Il ma demandé. Il ne m’a pas demandé de Lui démontrer que je tiens à Lui et que je considère que c’est Lui qui le vrai Dieu. Pendant les 7 années, pasteur, ce par quoi Il a commencé, c’est de me montrer que Lui, ce Dieu là, il est un Dieu fidèle. Lui-même ! Il est un dieu fidèle, et que sa fidélité, comme il est dit dans le psaume 91, Il dit sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.

Et quand nous étions sous les bombardements nous prions Dieu et Dieu dit : « Restez tranquilles ». Moi, Je suis votre bouclier et Je suis votre cuirasse. Le bouclier c’est ce que le soldat prend, qu’il place devant lui comme ça, vous avec vu des policiers ils ont ça devant eux comme ça et quand vous tirez sur eux, ils soulèvent le bouclier pour bloquer le projectile que vous lancez contre eux. Ca peut être une épée. A notre époque, on n’utilise plus les épées mais quand il y a les marches et tout ça, on lance les pierres contre les policiers et les policiers ont le bouclier pour se protéger. Et Dieu a établi son bouclier sur tout le bâtiment de la résistance. Ce qui fait que les bombes qui ont été lancées ont été rejetées. Aucun d’entre nous a été écrasé par les bombes. Regardez ce qui est arrivé à Monsieur Kadhafi et à sa famille. Ils ont été écrasés sous les bombes. Nous sommes restés en vie.



Il dit, ma fidélité est une cuirasse, la cuirasse, c’est aujourd’hui ce qu’on appelle le gilet pare-balle. On le porte. Vous avez vu des militaires, les gendarmes, les policiers quand ils sortent au moment où il y a des émeutes, ils portent un gilet et dans les films on le voit, des policiers ont des gilets, on peut même tirer, la balle peut les toucher mais ca n’entre pas dans leur corps. Et nous sommes sortis de là, aucun organe vital de notre corps n’a été touché. Moi j’ai été giflée, battue, on m’a tiré les cheveux. On m’a arraché les cheveux, mais quand on arrache les cheveux, ce n’est pas un organe vital qui est touché. Les organes vitaux, c’est le cœur, le foie, les poumons, les intestins… quand ça c’est touché, là ta chance de vie est très diminuée et même ta chance de mort est augmentée. Aucun organe vital n’a été touché.


Quand le président qui a été le premier à sortir, le président GBAGBO, quand il est sorti, eux–même l’ont habillé d’un gilet pare-balle pour qu’il traverse la cour sans courir le risque d’être atteint par une balle quelconque.

Dieu dit : « je serai votre bouclier et votre cuirasse ». Et puis je suis partie. Le président est parti à Korhogo et je suis partie à Odienné. Quand je suis arrivée à Odienné, j’avais le cœur chargé. Pasteur, j’explique tout ça parce que vous avez tout de suite là parlé d’évangélisation. Mais l’évangélisation ça commence par soi. Si on n’est pas soi-même converti, on ne peut pas évangéliser.


Et c’est pour ça que j’ai choisi de vous faire part de cette expérience là que j’ai vécue.


J’étais en train de prier à Odienné. J’ai beaucoup prié à Odienné et j’ai demandé au Seigneur :


« Mais regarde ce qui nous est arrivé. Est-ce que c’est normal ça ? Quand même nous, nous sommes tes enfants. Nous-là, nous prions tous les jours, nous proclamons tous les jours ta grandeur et puis regarde ce qui nous est arrivé. Regarde toute cette humiliation par laquelle nous sommes passés. Regarde toute cette souffrance. Regarde même ce peuple de Côte d’ivoire. Le prix qu’il est en train de payer aujourd’hui. Tous ces morts. Et puis ces gens là qui sont des rebelles ils arrivent et puis c’est eux qui gagnent, alors que toi tu dis que les rebelles vont être vaincus. Ca c’est dit clairement dans le psaume 37. Alors je ne comprends pas. Je ne comprends pas !! »


Alors évidemment, quand c’est comme ça, on prie, on demande au Seigneur : « Viens à mon secours, viens me venger… taillader, taillader tous les rebelles, taillader, taillader… »


Vous n’avez pas prié comme ça ? A la vérité ? Entre nous, entre nous ? On n’à qu’à dire la vérité ! C’est qui, qui n’a pas prié comme ça ? Levez la main, celui qui n’a pas prié comme ça !!


Ah, il faut continuer même. Ah, vous voyez !!


Alors je priais comme ça et puis Dieu me dit : « Arrête, arrête, arrête ! ». Ce jour là, c’était un après-midi, je priais et je marchais dans la cour, autour des arbres, et puis j’entends … vraiment c’est devenu un dialogue entre moi et puis mon Dieu.


-Toi-même, d’après toi, je suis qui ?

- Mais tu es le Dieu, c’est toi qui as créé toute la terre, le ciel, les étoiles, les nuages, la mer.

- Ah d’accord, donc je suis le Père créateur. Donc je suis votre Père.

- Mais tu es notre Père.

- Donc, toi, je suis ton Père.

- Oui, tu es mon Père

- Gbagbo Laurent, je suis son Père ?

- Oui oui

- Alors, vous tous, les militants du FPI là, je suis vote Père.

- Oui, mais c’est Toi qui nous as créés.

- D’accord, donc tous les ivoiriens, je suis aussi leur Père ? …

- Oui (Donc maintenant je commence à sentir où il va) je dis, oui…

- D’accord, donc les rebelles, je suis aussi leur Père ?

- Euhh…. Ouuu Oui, puisque c’est Toi qui a créé tout le monde.

Donc tu es mon père, je suis d’accord. Tu es le père des ivoiriens en général, je suis d’accord, mais les rebelles là ... Tu es aussi leur Père parce que c’est Toi qui les as créés. Tu es aussi leur Père, mais c’est à dire...

- Non, réponds juste à ma question ; est-ce que je suis leur Père ?

- Oui, Tu es leur Père.

- Mais toi même, tu es maman non, tu as des enfants ?

- Oui.

- Alors suppose qu’un de tes enfants aille chez ton voisin avec qui tu ne t’entends pas bien et puis il commet un grave dommage chez le voisin et que le voisin en colère vienne te trouver et puis il te dit : « Voilà ce que ton enfant vient de faire, je vais aller au tribunal pour porter plainte. Il faut qu’il soit condamné et il faut qu’il soit tué. Et toi même tu regardes la colère du voisin, tu trouves que sa colère est justifiée. Qu’est-ce que tu vas faire, quelle va être ta réaction ? Ahhh ….

- Je vais même me jeter à ses pieds pour demander pardon.

- Ah bon, alors si ton enfant fait quelque chose de mauvais quelque part, tu vas demander pardon au monsieur à qui on a commis des dommages.

- Oui, mais c’est mon enfant. Il veut aller au tribunal pour le faire arrêter. Tout ce que je peux faire c’est le supplier, lui demander pardon pour que on arrange ca entre nous et que ca n’aille pas au tribunal.

- Ahh d’accord. D’accord !! Toi qui es un humain, tu sais que quand l’enfant a fait quelque chose de mauvais là, tu demandes pardon. Alors représente toi moi, moi je suis le papa des rebelles. Quand tu pries, on doit taillader, taillader là, tu es en train de me demander donc de tuer mes enfants pour le dommage qu’ils t’ont commis…


Ce n’est pas ça ? Ce n’est pas ce que nous faisons ?



Quand nous demandons à Dieu de nous venger et de tuer nos ennemies là, nous sommes en train de lui demander à lui, Dieu, le Père de ces personnes là, parce qu’on est d’accord qu’il est le Père, nous sommes entrain de lui demander à lui, Dieu, le Père là, de tuer ses propres enfants, alors que nous même là, nous allons demander pardon pour que nos propres enfants ne soient pas tués.


Il dit, est-ce que vous voyez ce que vous faites ? Est-ce que vous comprenez dans quelle douleur vous les humains, vous me mettez ?

Moi, j’ai créé mes enfants. Il y en a qui savent marcher dans mes voies. Donc ceux-là, ils me rendent heureux. Mais il y en a qui sont sortis de mes voies, qui ne savent plus marcher dans mes voies, qui ne me reconnaissent même pas, qui ne m’entendent même plus, qui ne me voient même plus et je suis assis moi et je pleure mes enfants qui sont perdus parce que je n’arrive pas à les rejoindre et vous qui êtes sur terre avec eux, qui connaissez mes voies, au lieu de venir m’aider à sortir mes enfants de la détresse, à sortir mes enfants de la perdition, vous venez et tout ce que vous savez faire, c’est tourner le couteau dans ma plaie, dans mes douleurs pour me dire : « TUEZ !!! »



Je vous assure qu’aussitôt, j’ai demandé pardon. J’ai demandé pardon au Seigneur. J’ai dit que c’est maintenant que j’ai compris. Dans ma prière, je ne dois plus dire : « Seigneur, tuez mes ennemis, Seigneur fais du mal à celui qui m’a fait du mal. »


Mais je vais prier maintenant pour dire : « Seigneur, regarde, toi qui es le Dieu créateur, viens à mon secours, parce que j’ai un frère qui est dans la perdition. Viens m’aider à le sauver. Pardonne lui ses fautes, Père ; Pardonne lui, parce qu’il ne sait même pas ce qu’il fait. Pardonne lui ses fautes. Pardonne lui, parce qu’il ne te connaît pas. Il agit comme ca parce qu’il ne te connaît pas. Il agit comme ça parce qu’il ne t’a pas encore découvert. Pardonne lui ses fautes, Père. Je me mets à genoux à sa place.


Seigneur, Tu as montré dans ta parole, qu’il y avait un malade, un monsieur qui était paralysé, qui ne pouvait même plus marcher, qui ne pouvait même plus parler… Et ce sont ses amis qui ont cru en toi, ce sont eux qui l’on pris sur un lit. Ils l’ont amené à toi, au Seigneur Jésus. Mais quand ils sont arrivés, le Seigneur Jésus était dans une salle qui était tellement remplie, qu’on ne pouvait pas passer par la porte. Ils sont montés sur le toit. Ils ont ouvert le toit pour faire descendre le malade. Le malade n’a pas dit je veux aller à Jésus, il n’a pas dit je veux que Jésus me guérisse. Peut-être que lui là, il ne connaît pas Jésus. Mais ce que Jésus a regardé, c’est la foi de ses quatre amis qui ont descendu le paralytique jusqu’à ses pieds. Ils se sont débattus pour enlever tout ce qu’il y avait sur le toit pour que leur ami soit sauvé. Seigneur, c’est ce que tu nous demandes de faire. Désormais je prie pour que tous ceux-là, tous ces rebelles là, Seigneur, sauve-les …


Si Tu les sauves, c’est Ton nom qui va être élevé. Si Tu les sauves, c’est Ton nom qui va être honoré. Si Tu les sauves, c’est Ton nom qui va être célébré dans notre Côte d’ivoire.


Et ma prière a changé.


Depuis ce jour là ma prière a changé et je vous engage à changer votre prière. Parce que notre dieu là, il sauve, et il entend, et il enseigne.

Que Dieu vous bénisse. »


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