PRÉSIDENTIELLE 2020 : «LA CANDIDATURE DE OUATTARA VIOLE LA CONSTITUTION» (SIMONE EHIVET GBAGBO)

Mesdames et Messieurs,

Chers amis de la presse nationale et internationale,

Chers amis de la presse en ligne,

Merci d’avoir accepté mon invitation à ce point de presse.

L’heure est grave. La Côte d’Ivoire, notre pays est à la croisée des chemins. L’avenir s’assombrit de plus en plus. Ce qui ne manque pas d’angoisser nos concitoyens et d’inquiéter les habitants de notre pays.

En de telles circonstances, tout leader d’opinion devrait prendre sur lui d’élever la voix pour prévenir tout ce qui peut être de nature à perturber la sérénité de notre pays et créer les conditions de l’espoir.

C’est dans cette optique que je prends la parole aujourd’hui pour m’adresser aux dirigeants de mon pays, à la population ivoirienne, à nos concitoyens mais également à l’opinion publique internationale.

Je vais donc vous livrer mon analyse et mes attentes sur quelques points qui nous préoccupent tous au niveau de la situation socio-politique que nous traversons aujourd’hui en Côte d’Ivoire.

Je suis interpelée par deux choses :

1. Le nom du Président Laurent GBAGBO a été rayé de la liste des électeurs.

2. Le Président Alassane Ouattara dans son message à la nation du 6 août 2020, a annoncé sa propre candidature pour la prochaine élection présidentielle, revenant de la sorte sur sa parole disant qu’il ne briguerait pas un troisième mandat et que sa décision est prise depuis au moins 2 ans.

Les arguments utilisés pour justifier le retrait du nom de Laurent GBAGBO de la liste électorale sont des arguments juridiques très discutables. D’ailleurs, le procès qui a conduit à cette condamnation est lui-même politique et injustifiable. Cela n’est pas honorable et cela n’est pas juste.

En 2010, M. Alassane Ouattara n’était pas éligible. Le Président Laurent GBAGBO aurait pu adopter cette posture juridique pour s’opposer à sa candidature. Mais, pour sauver la paix et l’unité de la nation et par considération pour ceux de mes concitoyens q